Test Flintlock: The Siege of Dawn : action-RPG réussi ou décevant ?

pokeman

février 18, 2026

Un ciel cendreux, des silhouettes de morts-vivants qui se découpent sur les ruines coloniales, et une guerrière qui enchaîne pirouettes, coups de sabre et tirs de pistolet dans une explosion de poudre magique. Dès les premières minutes, Flintlock: The Siege of Dawn donne l’impression d’un action-RPG furieux, coincé entre le Souls-like exigeant et le jeu d’aventure plus accessible.

Tu sens tout de suite que le studio A44, déjà responsable d’Ashen, a voulu frapper plus fort : univers plus spectaculaire, méthodes de combat plus nerveuses, verticalité assumée et mise en scène plus ample. Le résultat n’est pas toujours parfaitement maîtrisé, mais il dégage une vraie personnalité.

Derrière les roulades et les parades, ce jeu vidéo soulève une question simple : est-ce un “souls-lite” malin qui trouve son identité, ou un énième aspirant à Elden Ring qui se perd en route ? L’histoire de Nor Vanek, son renversement contre les dieux et ses alliances douteuses avec la mort posent un cadre fort, mais certains clichés et choix de progression viennent le nuancer.

Ce test de Flintlock: The Siege of Dawn propose un tour complet : sensations en main, exploration, scénario, graphismes, ainsi que la réception mitigée mais intriguée qu’il a suscité. L’idée est claire : t’aider à savoir si tu dois investir ton temps dans ce siège de l’aube, ou passer ton tour pour une autre épopée.

Test Flintlock: The Siege of Dawn, Un univers entre colonialisme, dieux et poudre noire

Flintlock plante son décor dans un monde inspiré de l’ère coloniale, mêlé de fantasy sombre et de touches steampunk. Tu te retrouves au cœur d’un conflit où les nations humaines ont joué avec des forces qui les dépassent, déclenchant l’ouverture de portails d’où déferlent morts-vivants et divinités déchues.

Ce cadre évoque autant la brutalité de Bloodborne que certains RPG occidentaux, mais avec une identité visuelle plus “poudre noire” que “gothique victorien”.

Le personnage principal, Nor Vanek, appartient à une unité d’élite chargée de renverser la situation. Elle n’est pas une élue mystique façon JRPG classique, mais une soldate qui se retrouve à mener une guerre presque perdue.

Sur le papier, le pitch coche de très bonnes cases : critique du colonialisme, rapport ambigu aux dieux, fascination pour la technologie de guerre. On sent l’ambition d’inscrire ce jeu vidéo dans une lignée de mondes cohérents, avec règles et mythologie fortes.

En pratique, l’univers alterne entre fulgurances et choix plus convenus. La séquence d’ouverture est particulièrement marquante : ville labyrinthique prise d’assaut, dieux monstrueux qui brisent la réalité, combats chaotiques.

Puis, coup de frein brutal : Nor est vaincue par un boss trop puissant, laissée pour morte, et le jeu enclenche une structure très classique de “remonte la pente, renforce-toi, puis reviens”. Cette pirouette scénaristique fonctionne, mais ressemble à une redite de nombreux Souls-like.

L’invitation initiale à explorer en continu la ville en ruine se transforme en progression plus linéaire, ce qui peut laisser un sentiment de rendez-vous manqué.

La direction artistique joue la carte du sérieux. Les zones traversées vont de cités coloniales à des temples oubliés, en passant par des déserts poussiéreux et des forêts denses.

L’ensemble est plutôt réussi, mais souffre d’une palette de couleurs très désaturée, déjà vue dans bien des productions AA. À certains moments, tu peux presque confondre un panorama de Flintlock avec un screenshot d’autres titres sombres récents, comme Banishers.

Tout est lisible et solide, mais tu sens que le jeu aurait pu oser davantage pour marquer la rétine. 😕

Le chara-design de Nor illustre bien ce tiraillement. C’est une héroïne charismatique, déterminée, capable de manier aussi bien lame que pistolet ou magie.

Pourtant, son look reste dans une zone assez codifiée : coiffure stylée, tatouages “tribaux”, silhouette calibrée. Cela ne casse pas l’immersion, mais donne le sentiment d’une héroïne déjà aperçue dans d’autres projets.

Heureusement, son arc narratif et ses échanges avec les personnages secondaires la rendent plus attachante que ne le laisse penser son apparence standard.

L’Ordre, cette organisation mystérieuse qui tente de garder le contrôle sur les événements, ajoute une couche de complots et de secrets. Chaque ville libérée devient un point de chute où Nor recroise des PNJ aux motivations diverses : marchands, mercenaires, érudits.

Une sorte de taverne-hub centralise ces rencontres, offrant à la fois équipement, quêtes annexes et bribes de lore. Ces interludes humanisent un univers sinon très orienté sur le fracas des armes.

Thématiquement, Flintlock aborde des sujets intéressants pour un action-RPG : la légitimité des empires, la tentation de pactiser avec des puissances inhumaines, le prix à payer pour survivre face à des dieux qui traitent les mortels comme des pions. Le jeu ne révolutionne pas la narration, mais il évite le pur prétexte “tue les boss et basta”.

Pour qui aime recoller les fragments d’histoire, lire des notes et écouter les dialogues, il y a de quoi s’immerger.

Ce cadre narratif sert surtout de toile de fond aux combats et à l’exploration, qui représentent le véritable cœur de ce Test Flintlock: The Siege of Dawn. Une fois l’univers posé, la question centrale devient donc : manette en main, le jeu tient-il ses promesses de “souls-lite à la poudre noire” ?

Gameplay et méthodes de combat, Un Souls-lite rythmé par la poudre et la mobilité

Au niveau du gameplay, Flintlock assume clairement son héritage Souls-like, mais sans chercher à copier la dureté brutale d’un Elden Ring. La base repose sur un système d’attaque, esquive, parade et gestion de ressources, mais avec plusieurs twists qui donnent un rythme plus nerveux.

Tu es encouragé à rester agressif, à alterner corps-à-corps et tirs de pistolet, et à profiter de la verticalité pour dominer l’arène.

La première particularité forte vient de la relation entre les coups de mêlée et les balles. Les munitions de Nor se rechargent en frappant au sabre, ce qui crée une sorte de danse permanente : tu engages en mêlée, tu frappes quelques coups, tu recules pour tirer et briser la garde ennemie, puis tu replonges au contact.

Cette boucle rappelle un peu le “gun parry” de Bloodborne, mais avec une dimension plus frontale. Tu ne tires pas uniquement pour interrompre, tu fais partie intégrante de tes méthodes de combat.

Les parades, quant à elles, récompensent le bon timing. Quand tu bloques une attaque au moment précis de l’impact, tu ouvres une fenêtre pour une contre-attaque dévastatrice.

Pour les nouveaux venus, cela peut sembler intimidant, mais la fenêtre reste plus permissive que dans certains titres ultra-punitifs. Le jeu encourage la prise de risques sans te briser à chaque erreur, surtout aux difficultés inférieures.

Un autre pilier du gameplay, c’est la verticalité. Nor peut sauter, esquiver dans les airs, et surtout utiliser des explosions de poudre magique pour s’élancer plus haut ou franchir des gouffres.

Ce système ne sert pas qu’à l’exploration : en combat, prendre de la hauteur permet d’éviter des attaques de zone, de surprendre des archers, ou d’atteindre des points faibles sur des créatures massives. On se rapproche parfois du flow d’un jeu d’action plus classique, presque à la Devil May Cry, tout en conservant la rigueur des Souls-likes.

Pour structurer ces sensations, Flintlock propose un système de progression basé sur l’expérience accumulée. En enchaînant les ennemis sans mourir, tu “stackes” des bonus d’XP que tu peux choisir d’absorber immédiatement, ou de garder pour les amplifier.

Plus tu attends, plus tu gagnes… mais plus tu risques de tout perdre en cas de défaite. Cette mécanique joue sur le frisson de la prise de risque, sans être aussi radicale que la perte systématique d’âmes dans Dark Souls.

Tu peux ainsi adapter ton style selon ton humeur : prudent après une longue session, ou gourmand quand tu te sens en feu. 🔥

Les compétences de Nor se déclinent en plusieurs axes : attaques physiques, tirs, pouvoirs magiques. Tu construis peu à peu une identité de combat en débloquant de nouveaux mouvements, combos et améliorations. Ce n’est pas l’arbre de talents le plus original du marché, mais il fait son travail : tu sens nettement la montée en puissance et la spécialisation de ton avatar.

Du côté des ennemis, la galerie est assez variée : soldats possédés, morts-vivants armés jusqu’aux dents, colosses divins et bêtes surnaturelles. Chaque type réclame une approche précise : esquives latérales contre les brutes, tirs ciblés pour briser le bouclier des élites, gestion de la distance contre les casters.

Les combats de boss, sans atteindre la folie chorégraphique d’un Sekiro, restent le clou du spectacle. Ils combinent patterns lisibles et phases plus intenses où la moindre erreur peut t’envoyer au tapis.

Là où le bât blesse, c’est sur le traitement de la difficulté. Flintlock propose plusieurs niveaux, dont un mode “facile” orienté histoire.

Bonne idée en théorie, sauf qu’en pratique, ce mode désactive l’intégralité des trophées, même ceux liés à la simple progression. En 2024, ce choix a été largement pointé du doigt : punir les joueurs qui veulent juste profiter de l’exploration et du scénario sans frustration extrême, c’est un message assez maladroit.

Les difficultés restent modifiables à tout moment, ce qui rattrape un peu la décision, mais l’arrière-goût reste amer. 😬

Malgré ce raté, l’équilibre global des combats reste engageant. Flintlock ne cherche pas à t’humilier systématiquement, mais à te maintenir dans une zone de tension plaisante.

Quand un duel se conclut sur une esquive millimétrée suivie d’un tir bien placé, le sentiment de maîtrise est réel. C’est là que le jeu se rapproche le plus de l’idéal “souls-lite” : exigeant, mais pas épuisant.

Pour y voir plus clair, voici un tableau qui résume quelques points clés du système de combat :

Élément de gameplay ⚔️ Fonctionnement Ressenti en jeu 😄/😕
Coups de mêlée Impact satisfaisant, lisible, idéal pour se mettre dans le rythme 😄
Tirs de pistolet Munition rechargée via les coups au corps-à-corps Encourage une alternance fluide entre distance et contact 😄
Parades Blocage au timing parfait ouvrant une contre-attaque Sensation gratifiante, mais demande de l’apprentissage 😄
Verticalité Sauts, esquives aériennes, bonds à la poudre magique Ajoute du fun et de la liberté, parfois un peu brouillon 😄/😕
Système d’XP risqué Stack de bonus d’expérience, à encaisser ou à risquer Beau levier de tension, parfait pour les joueurs audacieux 😄

En résumé, le gameplay se démarque par un mélange d’agressivité, de mobilité et de prises de risques maîtrisées. Pour comprendre comment ce socle s’étend à l’exploration et à la construction du monde, il faut maintenant regarder comment Flintlock gère ses zones, ses secrets et ses chemins détournés.

Exploration, level design et progression, Entre bonnes idées et classicisme assumé

Sur le terrain, Flintlock adopte une structure hybride. Les zones ne sont pas totalement ouvertes au sens d’un vaste open world, mais elles dépassent largement le simple couloir. Tu progresses à travers des régions semi-ouvertes interconnectées, avec raccourcis à déverrouiller, chemins optionnels à fouiller, et points de repos qui font évidemment penser aux feux de camp de Dark Souls.

Chaque zone présente une boucle claire : pénétrer dans un territoire infesté, repousser les morts-vivants, refermer les brèches qui laissent entrer cet ennemi venu d’ailleurs, puis sécuriser une ville ou un avant-poste. Ces victoires successives structurent le voyage.

À mesure que tu avances, les villes libérées se transforment en mini-hubs, avec PNJ, marchands et accès à de nouvelles quêtes. Cette sensation de “reconquête” convient bien au thème de siège du jeu.

Le level design mérite clairement un coup de projecteur. Les développeurs ont pensé leurs cartes en verticalité, avec plateformes, toits, recoins cachés.

Les compétences de mobilité de Nor ne servent pas juste de gadgets : certains passages exigent de bien enchaîner sauts et explosions de poudre pour atteindre des zones autrement inaccessibles. Cette dimension rappelle certains Metroidvania modernes, avec l’obtention progressive de nouvelles façons de se déplacer ouvrant d’anciens chemins.

Cependant, le choix d’une direction artistique relativement terne a des conséquences sur l’exploration. Dans des jeux comme Zelda: Breath of the Wild, la variété de couleurs et de silhouettes rend chaque endroit immédiatement identifiable.

Ici, plusieurs régions se ressemblent un peu trop, avec leurs teintes gris-beige et leurs ruines uniformes. Cela n’empêche pas la navigation, mais diminue la sensation de voyage dans un monde unique.

Tu vois des idées intéressantes, mais parfois noyées dans un habillage trop prudent.

Cette prudence se ressent aussi dans la structure globale. Le fameux retournement après la première séquence, défaite face à un boss écrasant, puis long chemin de retour, reste efficace, mais très balisé.

Tu sens rapidement le schéma : découvrir une nouvelle zone, nettoyer, affronter un grand ennemi, retourner au hub, recommencer. Là où certains Souls-like récents jouent davantage avec les attentes (zones cachées, embranchements majeurs, changements radicaux d’ambiance), Flintlock reste plus linéaire dans son âme.

Heureusement, le jeu sait récompenser les curieux. Fouiller un temple jusqu’au bout permet souvent de tomber sur une arme alternative, une compétence supplémentaire ou un pan de lore qui donne plus de poids à la guerre en cours.

Pour un joueur qui aime tracer tout droit, l’aventure restera correcte, mais assez convenue. Pour celui qui prend le temps de tourner autour des structures, de grimper sur les corniches, la campagne gagne immédiatement en relief.

Pour rendre ces idées plus concrètes, voici quelques exemples de situations d’exploration typiques :

  • 🌄 Escalade de falaises instables : enchaîner sauts et explosions de poudre pour atteindre un balcon où t’attend un mini-boss optionnel.
  • 🏚️ Maisons en ruine interconnectées : passer de toit en toit pour éviter une patrouille de morts-vivants et surprendre un archer retranché.
  • 🕍 Temple à plusieurs niveaux : débloquer des raccourcis internes qui transforment un labyrinthe anxiogène en couloir maîtrisé lors des retours.
  • 🌲 Clairières cachées : découvrir un PNJ isolé qui propose un équipement unique lié à une quête annexe méconnue.

Ces petites trouvailles donnent de la texture à une progression sinon très classique. On sent que le studio A44 a appris des grands noms du genre, même si la copie n’a pas toujours l’éclat d’un FromSoftware. L’important, pour toi, sera de savoir si tu cherches un terrain de jeu “suffisamment bon” ou si tu attends une claque mémorable à chaque détour de chemin.

Au bout du compte, l’exploration de Flintlock est plaisante, parfois stimulante, mais rarement renversante. Elle fait parfaitement le job d’accompagner les combats et de donner un cadre crédible au scénario, sans réussir à imposer un monde aussi marquant qu’un Lordran ou un The Lands Between.

Scénario, personnages et graphismes, Entre clichés et moments de grâce visuelle

Sur le plan narratif, Flintlock: The Siege of Dawn se situe dans une zone intermédiaire. Le scénario sait accrocher avec ses dieux en colère et ses factions humaines prêtes à tout pour survivre, mais il reste prisonnier de certains stéréotypes.

Nor Vanek incarne parfaitement cette ambivalence : archétype de l’héroïne badass vue et revue, mais portée par des enjeux assez solides pour qu’on s’y attache malgré tout.

La relation entre Nor et l’entité surnaturelle qui l’accompagne (symbole de ce pacte ambigu avec la mort et la magie) est l’un des axes les plus intéressants. Elle rappelle par moment les duos atypiques de certains grands jeux vidéo, le lien entre un Gardien et un enfant, ou entre un soldat et un parasite, sans atteindre les mêmes sommets d’émotion.

Leurs échanges donnent néanmoins du relief aux missions principales, surtout lorsque la frontière entre allié et geôlier devient floue.

Les personnages secondaires, rencontrés au fil des villes libérées, enrichissent l’ensemble. Mercenaires fatigués, civils désabusés, membres ambigus de l’Ordre : chacun apporte sa petite touche.

Ces rencontres se concentrent autour d’un lieu récurrent, une sorte d’auberge ou de quartier général qui fait office de cœur social du jeu. Là, tu peux non seulement acheter de l’équipement, mais aussi écouter des récits de batailles, des rumeurs sur les dieux, ou des histoires personnelles qui élargissent la vision du conflit.

Pourtant, malgré ces efforts, l’histoire globale a du mal à rester gravée en mémoire une fois le crédit final passé. La faute à une progression très “checklist” (ferme cette brèche, traque ce dieu, nettoie cette région) et à des arcs narratifs parfois trop prévisibles.

Tu sens les rebondissements arriver, ce qui atténue un peu leur impact. Les thèmes forts, colonialisme, destin, pouvoir, sont posés, mais pas creusés au niveau d’un grand RPG narratif.

Côté graphismes, en revanche, le bilan est plus positif. Pour un jeu AA, Flintlock affiche un niveau visuel honorable : modèles de personnages propres, effets de particules convaincants, mise en scène dynamique lors des affrontements contre les dieux.

Les explosions de poudre magique, en particulier, créent des volutes de fumée et des flashs lumineux qui renforcent l’identité du titre. On est loin des productions les plus coûteuses du marché, mais on sent un vrai soin dans la composition des scènes.

La principale réserve vient de la palette de couleurs et de la direction artistique globale. Beaucoup de tons bruns, gris, ocres, qui donnent une atmosphère cohérente mais monotone.

Dans un marché où des jeux comme Hi-Fi Rush ou certains indés récents n’hésitent plus à exploser les codes colorés, Flintlock paraît un peu trop timoré. Une meilleure gestion des contrastes et des identités visuelles par zone aurait suffi à améliorer l’immersion et la lisibilité.

La mise en lumière des divinités et des créatures géantes rattrape une partie de ce manque d’audace. Lorsque tu affrontes un dieu, la taille, les effets de lumière, les déformations de l’espace donnent une vraie impression de combat cosmique.

Ces moments marquent davantage que certains pans de l’exploration quotidienne, et restent parmi les souvenirs les plus forts laissés par le jeu.

Pour te faire une idée visuelle plus concrète de Flintlock: The Siege of Dawn, il peut être utile de jeter un œil aux vidéos de gameplay disponibles :

Action RPG Souls-Lite Explosif - Flintlock: The Siege of Dawn (FR)

Au-delà des aspects purement techniques, ces extraits montrent bien comment l’esthétique poudrée, les effets de magie et la chorégraphie des affrontements se répondent. C’est là que la direction artistique prend tout son sens, même si elle manque parfois de folie.

La réception globale du jeu a d’ailleurs souligné ce contraste : beaucoup de testeurs ont salué les idées de gameplay et la cohérence de certains environnements, tout en pointant un manque d’originalité et un scénario qui ne décolle pas autant qu’espéré. Flintlock est souvent décrit comme un “voyage original, mais imparfait”, une formule qui résume bien ce mélange de bonnes intentions et de limites structurelles.

En définitive, l’habillage visuel et narratif de Flintlock soutient efficacement l’expérience, sans la transcender. Il crée un théâtre tout à fait fréquentable pour la guerre entre humains et dieux, mais ne parvient pas à s’imposer comme une nouvelle référence incontournable du genre.

Pour qui est fait Flintlock: The Siege of Dawn ? Profils de joueurs et réception globale

Avec ses forces et ses faiblesses, Flintlock ne s’adresse pas à tout le monde de la même manière. C’est là que ce Test Flintlock: The Siege of Dawn prend tout son sens : savoir à qui ce mélange de méthodes de combat dynamiques, d’exploration semi-ouverte et de scénario correct mais classique peut réellement plaire.

Le premier public évident, ce sont les joueurs intrigués par les Souls-like, mais rebutés par leur brutalité extrême. Flintlock se positionne comme un “souls-lite” : combats exigeants mais plus permissifs, progression claire, difficulté ajustable à la volée.

Si tu as adoré l’idée d’un Elden Ring ou d’un Sekiro sans en apprécier la punition permanente, ce jeu peut servir de passerelle idéale. Tu y retrouves la tension des duels, la nécessité de lire les patterns, sans l’impression d’être constamment écrasé.

Deuxième profil : celles et ceux qui aiment les action-RPG axés sur le rythme, à la frontière entre jeu de rôle et beat’em all. L’alternance coups de sabre / tirs de pistolet, la verticalité, les enchaînements explosifs donnent parfois l’impression d’un Devil May Cry assagi.

Si tu recherches un système de combat “qui claque” manette en main, avec une montée en puissance tangible au fil des compétences débloquées, Flintlock a beaucoup à offrir, même sans aller au bout de toutes ses promesses.

En revanche, si tu es surtout attiré par les histoires marquantes, les personnages d’une profondeur exceptionnelle et les mondes absolument uniques, le jeu risque de te laisser un peu sur ta faim. Le scénario tient la route, aborde des thèmes intéressants, mais ne boxe clairement pas dans la même catégorie qu’un grand JRPG narratif ou qu’un chef-d’œuvre comme The Witcher 3. C’est une bonne toile de fond, pas une raison suffisante, à elle seule, pour se jeter dessus.

Pour clarifier ces différents profils, voici une synthèse :

Profil de joueur 🧑‍💻 Ce que Flintlock apporte Niveau de recommandation ⭐
Adepte de Souls-like Un “souls-lite” plus accessible, avec un twist poudre/magie intéressant ⭐⭐⭐ sur 5, Sympa, mais pas indispensable 😕
Fan d’action-RPG dynamiques Combats nerveux, verticalité, flow agréable en combat ⭐⭐⭐⭐ sur 5, Très recommandable 👍
Amateur de grandes histoires Univers correct, thèmes intéressants mais traitement assez classique ⭐⭐⭐ sur 5, À envisager surtout si le gameplay t’attire
Chasseur de trophées détendu Difficulté adaptable, mais mode facile qui coupe tous les trophées ⭐⭐ sur 5, Choix de design frustrant 😕
Joueur curieux via Game Pass Idéal pour tester sans engagement financier massif ⭐⭐⭐⭐ sur 5, Parfait pour une découverte tranquille 😄

La réception critique a reflété cette position médiane. On trouve de nombreuses notes correctes à bonnes, rarement mauvaises, mais tout aussi rarement dithyrambiques.

Les points positifs les plus souvent cités : le système de combat, le level design globalement solide, et la capacité du jeu à offrir une alternative moins écrasante aux mastodontes du genre. Les réserves récurrentes : manque d’originalité, personnages stéréotypés, histoire peu mémorable, et cette fameuse décision discutable sur la difficulté “facile”.

Pour te faire une opinion par toi-même sans trop te spoiler, une seconde vidéo d’analyse ou de review détaillée peut être utile :

Flintlock, un mix parfait entre God of War et Dark Souls ? (GC 2022)

Ce type de contenu permet de voir comment les combats se déroulent sur la durée, comment l’exploration s’enchaîne, et de vérifier si le feeling général correspond à ce que tu recherches.

En fin de compte, Flintlock: The Siege of Dawn appartient à cette catégorie de jeux “intermédiaires” qui ne bouleversent pas la hiérarchie du média, mais qui offrent une expérience solide à un public bien ciblé. Pour peu que tu sois dans ce public, amateur de combats rythmés, curieux des Souls-lite, pas trop exigeant sur le scénario, ce siège de l’aube peut valoir largement le détour. 🌅

Flintlock: The Siege of Dawn est-il vraiment un Souls-like ?

Flintlock reprend plusieurs codes des Souls-like (points de repos, combats basés sur l’esquive et la parade, gestion de ressources), mais reste plus accessible. On parle souvent de souls-lite : les combats demandent de l’attention et du timing, sans être aussi punitifs qu’un Dark Souls ou un Sekiro.

La difficulté de Flintlock est-elle adaptée aux joueurs débutants ?

Oui, le jeu propose plusieurs niveaux de difficulté et tu peux les modifier à tout moment. En revanche, le mode le plus facile désactive tous les trophées, ce qui peut décevoir si tu aimes débloquer des succès tout en profitant d’une expérience plus détendue.

La durée de vie de Flintlock vaut-elle l’investissement ?

La campagne principale tient plusieurs dizaines d’heures si tu explores un minimum et fais quelques quêtes annexes. Ce n’est pas aussi massif qu’un Elden Ring, mais suffisant pour un action-RPG AA, surtout si tu y viens via un service d’abonnement comme le Game Pass.

Flintlock mise-t-il plus sur l’histoire ou sur les combats ?

Le jeu met clairement l’accent sur les combats et l’exploration. Le scénario et l’univers sont présents, avec des thèmes intéressants (colonialisme, dieux déchus), mais servent surtout de cadre à un gameplay dynamique mêlant armes blanches, tirs et magie.

Flintlock: The Siege of Dawn est-il recommandé aux fans d’action-RPG ?

Si tu apprécies les action-RPG nerveux avec un bon feeling de combat, Flintlock est une option solide. Il manque parfois d’originalité, mais son système de combat, sa verticalité et son rythme en font une expérience recommandable pour les amateurs du genre.

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