Impossible de parler de Lost Soul Aside sans repenser à la toute première vidéo qui a fait exploser le projet : un héros glissant sur un dragon épée, des effets de particules partout, une ville ravagée en toile de fond… et cette sensation immédiate de tenir un futur grand nom de l’action-RPG ⚔. Depuis, ce jeu vidéo très attendu est passé du statut de projet solo imaginé par Yang Bing à celui de production soutenue par Sony, avec le studio chinois Ultizero Games aux commandes.
Après presque dix ans de développement et plusieurs reports, il est enfin là sur PS5 et PC, avec l’ambition de rivaliser avec les cadors à la Devil May Cry et Final Fantasy.
Ce qui intrigue le plus, c’est ce mélange de aventure fantasy, de combats ultra nerveux et de mise en scène spectaculaire, le tout porté par un duo héros/dragon qui rappelle autant les JRPG classiques que les shonen modernes. Pourtant, les premiers retours parlent aussi de soucis techniques, de narration maladroite et d’une caméra parfois infernale.
Alors, est-ce que ce titre longtemps fantasmé vaut le temps que tu vas lui consacrer manette en main ? Cette analyse passe en revue le gameplay, la structure, les performances, l’univers et le public visé pour t’aider à savoir si Lost Soul Aside mérite une place dans ta bibliothèque ou si son âme s’est un peu perdue en route.
Lost Soul Aside : univers, histoire et promesse d’un RPG d’action apocalyptique
Au cœur de Lost Soul Aside, il y a une idée simple : prendre une base d’RPG dramatique avec fin du monde annoncée, et la fusionner avec un jeu d’action moderne centré sur le spectacle. Tu incarnes Kaser, un jeune combattant embarqué dans une rébellion contre un Empire tyrannique, qui voit son plan voler en éclats lorsqu’une pluie de météorites s’abat sur le monde.
Cette catastrophe n’est pas naturelle : elle ouvre la voie aux Kenostrix, des entités venues d’une autre dimension, responsables d’une invasion qui menace l’humanité entière.
C’est à ce moment que l’aventure bascule dans la fantasy pure. Kaser survit, mais il n’est plus vraiment le même.
Il se retrouve lié à Arena, un dragon parlant capable de se transformer en différentes armes. Cette relation n’est pas qu’un gimmick : elle nourrit le système de combat, mais aussi la dimension émotionnelle du jeu.
L’objectif de Kaser est double 🎯 : retrouver sa sœur disparue, Louisa, et contrer la menace des Kenostrix dirigés par l’énigmatique Aramon, enfin libéré après mille ans de captivité dans des dimensions alternatives.
Le récit repose sur des figures archétypales familières aux fans de RPG : le soldat loyal de l’Empire, Victor, protecteur des innocents, ou encore Zana, cheffe de l’organisation « Lueur », qui cherche à canaliser les excès de l’Empire. Zana peut d’ailleurs accompagner Kaser dans certaines séquences à deux, ce qui densifie un peu la dynamique de groupe, même si le jeu reste avant tout une aventure solo.
On sent clairement l’influence des animes et des manhua modernes, avec des poses exagérées, des affrontements surdimensionnés et des dialogues parfois très dramatiques.
Là où les choses se compliquent, c’est du côté de l’écriture. De nombreux joueurs décrivent le scénario comme un « mauvais manhua chinois », avec des personnages assez lisses, une mise en scène qui force les émotions plutôt que de les construire, et des retournements attendus.
Ce n’est pas injouable, loin de là, mais si tu espères un niveau de narration façon Nier: Automata ou un twist à la FromSoftware, tu risques de rester à distance. L’univers a du potentiel, mais le jeu semble plus intéressé par le moment « waouh » d’une cinématique que par une construction lente des enjeux.
Malgré ça, l’ambiance fonctionne sur le terrain du « grand spectacle ». Les décors oscillent entre cités futuristes, temples mystiques et plaines éventrées par les météorites, avec des panoramas qui cherchent constamment à t’en mettre plein les yeux 😮.
Le jeu n’essaie pas de te vendre un monde ouvert réaliste, mais plutôt une succession de théâtres d’opérations épurés, calibrés pour l’action et les boss fights. C’est un choix assumé qui le rapproche d’un beat’em up narratif plutôt que d’un RPG d’exploration.
Pour un joueur qui aime se plonger dans des univers forts, Lost Soul Aside tient surtout grâce à son identité visuelle et à l’alchimie Kaser/Arena, plus que par la finesse de son scénario. L’âme du jeu est donc moins dans son histoire que dans la manière dont il te fait vivre cette fin du monde à travers les combats et la mise en scène.
Une fantasy sino-futuriste entre anime, manhua et héritage des grands RPG
Lost Soul Aside ne cache pas ses influences. On retrouve une approche « mélange » typique de la culture geek actuelle : un peu de Final Fantasy pour le côté grande fresque catastrophiste, une dose de Devil May Cry pour l’exubérance des affrontements, un soupçon de Tales of pour certains designs de personnages, et un parfum de manhua chinois dans le ton général.
Cette hybridation donne un style visuel très marqué, qui, même s’il n’est pas toujours subtil, parvient à se démarquer dans le paysage saturé des RPG d’action.
L’esthétique sino-futuriste, avec ses armures entre tradition et technologie, sa magie qui ressemble parfois à de la haute science, et ses cités qui semblent flotter entre plusieurs dimensions, donne au jeu un cachet particulier. C’est là que Lost Soul Aside s’éloigne de ses références japonaises classiques pour proposer une identité plus ancrée dans la nouvelle vague de la fantasy asiatique.
Si tu as aimé des œuvres comme Honkai: Star Rail ou certains donghuas (dessins animés chinois), tu reconnaîtras cette volonté de jouer dans la même cour.
En résumé, l’univers de Lost Soul Aside est un grand terrain de jeu visuel, parfois maladroit dans l’écriture, mais généreux dans l’imagerie et la démesure. Pour un joueur, l’attachement viendra moins des dialogues que de la sensation d’incarner un héros propulsé au centre d’un cataclysme dimensionnel permanent.
Un gameplay d’action ultra nerveux : entre Devil May Cry et hack and slash moderne
Le cœur de Lost Soul Aside, c’est son gameplay d’action. Le jeu ne cherche pas à masquer ses inspirations : on pense immédiatement à Devil May Cry et Bayonetta pour la vitesse, les enchaînements de coups et les juggles dans les airs.
Ici, tu contrôles un Kaser hyper mobile, capable d’enchaîner attaques légères, frappes lourdes, esquives parfaites et parades précises dans un ballet permanent. L’objectif est clair : rester agressif, maintenir la pression et transformer chaque arène en scène d’orgue cinématographique.
Une jauge d’endurance vient encadrer ce déluge de mouvements 🧠. Comme dans beaucoup de jeux modernes, tu ne peux pas spammer les esquives ou les attaques spéciales : il faut apprendre à lire les gestes ennemis, choisir le bon timing, et garder un œil sur ta barre avant de te retrouver à court au pire moment.
Cette contrainte oblige à jouer « propre », surtout en difficulté plus élevée, et rapproche le jeu d’un action-RPG exigeant plutôt que d’un simple défouloir sans réflexion.
Kaser peut alterner plusieurs styles de combat grâce à Arena, qui prend la forme d’armes différentes. Tu as des épées rapides pour les combos fluides, des lames plus lourdes pour briser la garde, mais aussi des enchaînements pied-griffe où l’on sent vraiment la symbiose entre l’humain et le dragon 🐉.
Ces coups combinés déclenchent souvent de grosses animations, avec des impacts renforcés et des effets de lumière qui transforment l’écran en feu d’artifice.
À distance, Kaser peut envoyer des vagues d’énergie et des techniques spéciales. Plusieurs compétences ajoutent des couches tactiques : attaques enflammées chargées, lame tourbillonnante qui protège et blesse, grandes frappes successives après une charge, apparition d’un bouclier matérialisé depuis le sol, invocation de petits esprits tournant autour de lui et infligeant des dégâts constants, ou encore cristaux surgissant du sol pour piéger l’ennemi.
Chaque nouvelle compétence débloquée encourage à expérimenter des synergies et à trouver ton propre style.
Les combats de boss sont construits comme de vrais duels de spectacle. Chaque boss possède plusieurs barres de vie, incrémentées par des phases distinctes, avec des patterns qu’il faut apprendre sous peine de finir écrasé.
Ils disposent également d’une barre de posture : une fois remplie, le boss est étourdi, ce qui permet de déclencher un coup critique dévastateur. Ce système rappelle Sekiro ou certains épisodes de Final Fantasy, et incite à attaquer intelligemment plutôt qu’à jouer la fuite.
Lisibilité, caméra et sensations manette en main : ce qui marche et ce qui fâche
Les sensations pures sont l’un des points forts du jeu 🎮. Les impacts sont lourds, les feedbacks visuels marqués, et chaque combo bien placé donne un vrai sentiment de puissance.
Pour un joueur qui aime optimiser ses enchaînements, jongler entre les armes et maintenir un ennemi en l’air durant plusieurs secondes, Lost Soul Aside est une vraie cour de récréation. On ressent clairement que le studio a passé du temps à peaufiner les animations d’attaque et les transitions entre mouvements.
En revanche, plusieurs retours pointent du doigt un problème de caméra trop proche de l’action. Dans un jeu où ça bouge dans tous les sens, une caméra mal réglée peut ruiner la lisibilité : adversaires hors champ, attaques surprises, gros effets visuels qui saturent l’écran et rendent difficile la lecture de certaines attaques.
Quand on enchaîne les esquives parfaites, perdre de vue un boss juste parce qu’il a fait un dash en dehors du cadre crée vite de la frustration 😤.
Autre détail relevé : le lock-on (ciblage d’ennemi) n’est pas toujours fiable, notamment lors des affrontements avec plusieurs adversaires. Certains joueurs rapportent des moments où le focus se déplace sur un mob secondaire au lieu du boss, ce qui peut casser un combo et conduire à une punition immédiate.
Ce genre de défaut est typique des jeux d’action ambitieux à leur lancement, mais peut être corrigé par des patchs.
Malgré ces soucis, l’expérience globale reste très satisfaisante si tu aimes les systèmes de combat techniques. Lost Soul Aside récompense l’apprentissage : plus tu connais les patterns ennemis, plus tu maîtrises les frames d’invincibilité de tes esquives, plus tu peux transformer chaque arène en chorégraphie personnelle.
C’est là qu’il se rapproche le plus d’un Devil May Cry, tout en conservant sa propre identité via la relation avec Arena et la variété des pouvoirs élémentaires.
- ⚔ Points forts gameplay : sensations percutantes, combos spectaculaires, mobilité élevée, variété des compétences.
- 🌀 Points faibles gameplay : caméra trop proche, lisibilité parfois chaotique, lock-on perfectible.
- 🔥 Pour les joueurs qui aiment : l’optimisation des combos, la difficulté basée sur la maîtrise, les boss à plusieurs phases.
En clair, si tu viens pour l’action pure et que tu es prêt à dompter la caméra, Lost Soul Aside peut devenir un terrain d’entraînement addictif où chaque combat est l’occasion de briller.
Structure du jeu, progression et système d’amélioration : un RPG d’action très dirigiste
Derrière son habillage de grande aventure fantasy, Lost Soul Aside adopte une structure assez classique, presque old-school. Ne t’attends pas à un monde ouvert à la Elden Ring ou à une exploration libre à la Zelda.
Ici, le chemin est balisé : le jeu enchaîne des couloirs assez linéaires, ponctués de zones légèrement plus larges où tu peux souffler un peu, ramasser quelques ressources, ou déclencher des combats optionnels.
Cette linéarité a un avantage : le rythme. L’expérience est calibrée comme un beat’em up moderne, avec alternance de phases d’action intense, de cinématiques, de mini-événements scriptés et de séquences plus calmes.
Des QTE (Quick Time Events) viennent parfois pimenter les séquences spectaculaires : esquive d’un laser géant, finish stylé sur un boss, saut in extremis au-dessus d’un gouffre. Ce ne sont pas les mécaniques les plus originales, mais elles renforcent le côté « anime interactif » que le jeu assume.
Côté progression, le jeu intègre un arbre de compétences. En gagnant de l’expérience, tu débloques des points à investir dans de nouvelles attaques, améliorations de stats et passifs divers.
Certaines compétences renforcent tes enchaînements de base, d’autres ajoutent des options défensives ou augmentent l’efficacité de certaines armes. Ce système permet de personnaliser un peu Kaser selon ton style : plus orienté burst, plus défensif, ou davantage centré sur les capacités élémentaires.
En parallèle, tu peux gérer différents consommables : soins, boosts temporaires de dégâts, réductions de dégâts subis… Ils se placent dans des emplacements rapides pour être utilisés au milieu de l’action. Cela renforce le côté RPG, même si la dimension gestion reste limitée : on est loin d’un looter-RPG où tu passes ton temps dans les menus à comparer les stats d’armes.
Exploration, récompenses et rythme de l’aventure
Pour un joueur habitué aux mondes ouverts tentaculaires, Lost Soul Aside peut sembler un peu étriqué au premier abord. Les zones légèrement ouvertes servent surtout de respiration entre deux arènes.
Tu peux y trouver quelques ressources utiles, parfois un combat optionnel ou un fragment de lore, mais le jeu ne mise pas sur l’exploration longue ou le backtracking massif. Ce choix a un effet direct : moins de temps perdu à tourner en rond, mais aussi moins de sentiment de « vivre » dans un monde cohérent.
Le rythme de l’aventure reste soutenu. Ultizero Games mise sur une succession de pics d’intensité : arrivée dans une nouvelle zone frappante visuellement, affrontements avec vagues d’ennemis, boss fight cinématographique, cinématique dramatique, puis courte accalmie avant de repartir.
Cette structure conviendra très bien si tu cherches un jeu que tu peux consommer « chapitre par chapitre », comme une série animée avec ses épisodes-clés.
En termes de durée de vie, Lost Soul Aside se positionne dans la moyenne d’un action-RPG solo. On n’est pas sur un marathon à la Xenoblade, mais plutôt sur une campagne resserrée qui valorise la rejouabilité par la maîtrise du combat plutôt que par un contenu secondaire infini.
Les joueurs les plus techniques auront envie de revenir sur certains affrontements pour améliorer leur manière de jouer, tenter des builds différents ou augmenter la difficulté.
Le fil conducteur de la progression reste Kaser lui-même, poussé par la recherche de Louisa et la confrontation avec les Kenostrix. Le jeu parvient à garder un cap clair, sans se perdre dans des quêtes annexes anecdotiques. C’est une qualité dans un monde où beaucoup de RPG diluent leur propos dans des checklists d’objectifs.
En définitive, la structure de Lost Soul Aside est celle d’un jeu vidéo d’action à l’ancienne, remis au goût du jour par une mise en scène moderne. Si tu aimes les expériences très dirigistes mais intenses, tu te sentiras chez toi. Si tu préfères te perdre dans un monde ouvert regorgeant de secrets, tu trouveras l’ensemble plus rigide.
Performances, graphismes et technique : un RPG spectaculaire mais perfectible
Sur le plan technique, Lost Soul Aside joue gros. Son succès initial vient d’une promesse visuelle : des graphismes dignes d’une production AAA, des effets de lumière agressifs, des personnages stylés, et des combats saturés d’effets. En 2026, la barre est haute, surtout sur PS5 et PC où les joueurs attendent un framerate stable et des options graphiques solides.
Graphiquement, le jeu impressionne régulièrement ✨. Les modèles principaux sont détaillés, les animations des attaques fluides, et les environnements bénéficient de belles mises en scène : ciels déchirés par des failles dimensionnelles, architecture impériale massive, zones ravagées par la chute des météorites.
Même si tous les décors ne sont pas au même niveau, certaines séquences frôlent le niveau des plus grosses productions Sony.
La direction artistique mise beaucoup sur les contrastes : noir et bleu pour les pouvoirs de Kaser et Arena, rouge et or pour l’Empire, teintes violettes pour les Kenostrix. Cet usage de la couleur, combiné à une profusion de particules, renforce la lisibilité des attaques, même si cela peut aussi surcharger l’écran lors des combats les plus denses.
On sent parfois que le studio en fait un peu trop pour épater, au risque de rendre certains affrontements fatigants visuellement.
| Plateforme 💻🎮 | Points techniques clés 🔧 | Ressenti joueur 😅 |
|---|---|---|
| PS5 | Mode performance priorisant le framerate, graphismes stables mais quelques baisses. | Sensations globalement fluides, idéale pour jouer depuis le canapé. |
| PC | Options graphiques plus nombreuses, dépend fortement du GPU et des drivers. | Peut être très fluide, mais quelques bugs et soucis d’optimisation rapportés. |
Concernant le framerate (nombre d’images par seconde affichées, qui conditionne la fluidité), le mode performance sur PS5 semble offrir une expérience correcte, avec de rares chutes dans les scènes les plus chargées. Sur PC, tout dépend de ta configuration : un GPU (carte graphique) récent s’en sort bien, mais des configurations plus modestes peuvent rencontrer des baisses notables dans les combats de boss où tout explose à l’écran.
Les retours des joueurs mentionnent aussi des soucis techniques : petits bugs d’animation, collisions un peu capricieuses, et parfois des problèmes de stabilité. Rien d’insurmontable pour un patch, mais dans un jeu vidéo très attendu, ces détails laissent une impression de sortie un peu précipitée.
Ultizero Games semble toutefois à l’écoute, et plusieurs mises à jour ont déjà amélioré l’expérience globale.
Caméra, interface et confort de jeu
La caméra mérite une mention spécifique. Trop proche du personnage par défaut, elle nuit à la lisibilité dans un RPG d’action aussi rapide.
Lorsqu’un boss géant te fonce dessus et que l’angle se retrouve collé dans un coin du décor, c’est le genre de situation qui fait serrer les dents. Un ajustement de distance ou des options plus fines dans les paramètres aideraient beaucoup 🛠.
L’interface, elle, reste relativement sobre. Barres de vie, jauge de posture, endurance, emplacement des consommables : tout est affiché de façon lisible, sans envahir l’écran.
La lisibilité vient surtout des effets spéciaux et de la densité visuelle, pas de l’HUD en lui-même. Côté audio, le mixage donne la part belle aux impacts et aux musiques épiques, avec une bande-son qui cherche clairement le côté « grande fresque ».
Certains thèmes marquent, d’autres passent plus inaperçus, mais l’ensemble soutient bien l’action.
Au final, Lost Soul Aside est techniquement ambitieux, parfois à la limite de ce que son moteur semble capable de gérer sans accrocs. Pour un joueur, l’essentiel est là : c’est spectaculaire et impressionnant, mais il faut accepter quelques imperfections et faire confiance aux patchs pour polir davantage ce diamant brut.
Pour quel type de joueur Lost Soul Aside est-il vraiment fait ?
Après tout ce parcours, la vraie question est simple : à qui s’adresse Lost Soul Aside ? Ce n’est clairement pas un RPG contemplatif ni un open world où tu passes ton temps à flâner. Le jeu vise un profil de joueur précis, qui aime la action rapide, la mise en scène over the top et les systèmes de combat profonds à maîtriser.
Si tu es fan de Devil May Cry, Bayonetta, ou même des phases les plus nerveuses de certains Final Fantasy récents, tu es dans la cible. Lost Soul Aside est un terrain idéal pour enchaîner des combos, recommencer plusieurs fois un boss juste pour trouver la meilleure façon de le détruire sans prendre un coup, et savourer chaque esquive parfaite comme une petite victoire personnelle 💥.
Pour les joueurs qui viennent surtout aux RPG pour l’histoire, les dialogues et la construction des personnages, la proposition est plus fragile. Le scénario remplit son rôle de moteur, mais ne rivalise pas avec les grandes fables du genre.
Si tu peux accepter une histoire un peu caricaturale tant que le gameplay tient la route, ça passera. Si tu demandes une écriture ciselée, l’aventure risque de laisser un arrière-goût de « ça aurait pu être mieux ».
Comparaison avec d’autres jeux et profils de joueurs
On peut situer Lost Soul Aside entre plusieurs références :
- 🎮 Proche de Devil May Cry : pour la vitesse des combats, le scoring implicite dans la manière de jouer, le goût du combo aérien.
- 🧊 Loin d’un FromSoftware : moins punitif dans la structure, plus dirigiste, davantage centré sur le spectacle que sur l’exploration.
- 📜 Moins narratif qu’un Final Fantasy : univers intéressant, mais écriture moins fine, personnages moins nuancés.
Pour un joueur pressé, qui a envie d’un jeu vidéo d’action dense mais pas interminable, Lost Soul Aside est une bonne option. Sa linéarité devient alors une qualité : tu sais que chaque session de jeu t’emmènera vers un nouveau décor, un nouveau boss, une nouvelle cinématique spectaculaire.
Pour un joueur qui recherche un investissement très long terme, avec des systèmes d’équipement complexes, du contenu endgame et du multi, ce ne sera pas le bon candidat.
Un dernier point à ne pas oublier : une démo jouable est disponible à la fois sur PC et PS5 🧪. C’est une excellente porte d’entrée si tu hésites encore.
Elle permet de tester la sensation manette en main, de te confronter à la fameuse caméra, et de voir si le style visuel te parle vraiment. Dans un marché saturé de RPG d’action, pouvoir essayer avant d’acheter est un vrai plus.
En somme, Lost Soul Aside est un jeu taillé pour les joueurs qui aiment apprendre, recommencer, affiner leur technique et savourer chaque combat comme un duel. Ceux qui cherchent avant tout un récit inoubliable ou une exploration libre resteront plus en retrait, mais pour les amateurs d’action stylée, ce titre longtemps attendu a clairement des arguments.
Lost Soul Aside est-il plus un RPG ou un jeu d’action ?
Lost Soul Aside mélange des éléments de RPG (arbre de compétences, progression, gestion de compétences et de consommables) avec un cœur de gameplay clairement orienté action nerveuse. Concrètement, il se rapproche davantage d’un jeu d’action avec une couche RPG légère qu’un RPG traditionnel centré sur les choix de dialogues ou l’exploration libre.
La caméra de Lost Soul Aside gêne-t-elle vraiment le gameplay ?
Oui, plusieurs joueurs trouvent que la caméra est trop proche de l’action, ce qui nuit à la lisibilité lors des combats les plus intenses. Sur certains boss, il devient difficile de suivre tous les mouvements à l’écran. Cela n’empêche pas de jouer, mais crée parfois de la frustration. Des mises à jour futures peuvent toutefois améliorer ce point.
Le jeu est-il difficile à prendre en main pour un joueur peu habitué aux jeux d’action ?
La prise en main de base reste accessible : attaques légères et lourdes, esquive, blocage. En revanche, pour exploiter tout le potentiel du système de combat (parades parfaites, combos avancés, gestion fine de l’endurance), il faut un peu de pratique.
Un joueur peu habitué aux jeux d’action pourra progresser en baissant éventuellement la difficulté, mais les boss demandent malgré tout un minimum d’apprentissage.
Combien de temps dure l’aventure principale de Lost Soul Aside ?
La campagne principale se situe dans la moyenne des action-RPG solo modernes. Sans chercher à tout optimiser ni à rejouer les chapitres, tu peux t’attendre à une durée de vie correcte mais pas démesurée. Le jeu mise davantage sur l’intensité des combats et la rejouabilité de certains affrontements que sur une longueur artificielle.
Faut-il jouer à Lost Soul Aside sur PC ou sur PS5 ?
Sur PS5, tu profites d’une expérience plus plug-and-play, avec un mode performance qui assure un framerate globalement stable. Sur PC, tu peux bénéficier de graphismes plus fins et d’un framerate potentiellement supérieur si tu as un bon GPU, mais tu t’exposes aussi davantage aux problèmes d’optimisation.
Le choix dépend de ta machine et de ta préférence entre confort console et réglages techniques avancés.